Impressions de la journée Boule de cristal, première étape de la semaine CONNECT 2012.

  • Appris de Philippe Nieuwbourg que Netpresso (oui, le café de Georges Clooney) a lancé des cafetières connectées (comme dans TV connectée) qui communiquent directement avec le service à la clientèle. L’art d’optimiser la consommation de café directement de la source, la cafetière.
  • Et que le premier disque dur a été construit par IBM, il pesait une tonne et une capacité de données de 5 M0. Le service marketing d’IBM a bloqué son expansion à 10 Mo, faisant valoir qu’on ne réussirait jamais à combler 10 M0.


  • Du panel « L’avenir des TI passe-t-il par les applications Web et mobiles? » j’ai retenu que le débat web vs applications serait so yesterday. Wired avait fait sa couverture avec un titre provocateur The Web is Dead, aujourd’hui, on parle plutôt de convergence de toutes les plateformes. J’ai traité de cette question dans le blogue de webcom. Le web n’est pas à l’article de la mort, plutôt en pleine métamorphose. La question est de savoir si on n’y perd pas quelque chose, en termes d’accès libre, gratuit, par emmuré dans un jardin privé, entre autres. Mais le panel ne s’est pas engagé dans cette direction.
  • En écoutant Gordon Bell ce pionnier de l’informatique parler du Fourth Paradigm of Science, j’ai pris des notes (à faire: aller lire l’article à ce sujet sur le site de Microsoft Research). Il va falloir que j’y revienne, c’était très dense.
  • Thierry Hubert qui a remplacé Ariel Garten au pied levé avait des choses très intéressantes à dire sur le knowledge management et le travail collaboratif qui ne sont pas des inventions récemment générées par les réseaux sociaux. J’avais oublié Lotus Notes, sur lequel il a travaillé, qui remonte à 1988.
  • Le système développé par son entreprise Darwin Ecosystem est très intéressant, mais j’ai surtout retenu sa dernière remarque sur les réseaux sociaux et leur fonction d’echo chamber pour des communautés d’intérêt où les gens se sentent si bien qu’ils ne veulent pas en sortir pour explorer l’inconnu (ou pour utiliser ses images puisées dans Star Trek: to bodly go where no one has gone before… ouh ouh ouh…bon, faut avoir connu!) Une autre idée à creuser, qui rejoint celle des jardins privés (walled gardens) du débat web ouvert vs apps propriétaires.
  • Alistair Croll  m’a également entraînée vers des champs à explorer. Une image:  la baignoire d’Archimède: Archimède – eurêka! – se baignait dans la réponse tous les jours, sans le savoir, jusqu’à ce que quelqu’un lui pose la bonne question. L’important, c’est la bonne question. À faire: aller lire sur le psychologue Edward de Bono et son PO (a device for successful thinking). Envisager toutes les possibilités, s’ouvrir au possible, voir sous la partie immergée de l’iceberg. Ça m’intéresse.

J’aime beaucoup découvrir des penseurs qui pensent à contre-courant.

Dans ce billet sur le blogue de webcom, je parle d’Evgeny Morozov, un professeur à Stanford, qui analyse l’impact de Twitter sur les révolutions arabes.

Il le dit, Internet et Twitter ont certainement joué un rôle actif dans ces mouvements sociaux, mais il ne faut pas leur en attribuer tout le mérite.

Et surtout, il ne faut pas perdre de vue que les régimes totalitaires s’adaptent et apprennent vite à utiliser les technologies à leurs propres fins. Comme il le dit dans cette conférence RSA (si vous ne connaissez pas les conférences RSA animées comme des histoires par Cognitive Media, c’est à découvrir d’urgence), comme il le dit, donc: Twitter et Facebook sont des plateformes publiques. Dans le passé les gouvernements devaient torturer pour obtenir les informations qu’ils trouvent maintenant sur Facebook.

Cela dit, certains régimes autoritaires auraient intérêt à parfaire les compétences de leurs fonctionnaires s’ils veulent étendre leurs tentacules dans le cyberespace. Dans sa conférence, le Professeur Morozov raconte l’histoire de la Thaïlande qui avait mis en place un site appelé « Protect the king » sur lequel les citoyens étaient invités à dénoncer les sites qui pourraient porter préjudice au roi. Il avait eu du succès : moins de 24 heures après sa mise en ligne, il avait permis de bloquer 3 000 sites.

Mais le site n’existe plus, ce que ne savait pas Morozov au moment de sa conférence, début 2009. Le gouvernement thaïlandais a cru qu’il avait été hacké par des révolutionnaires. Mais en fait, il a plutôt été victime de l’incompétence de fonctionnaires qui avaient négligé de renouveler à temps le nom de domaine protecttheking.com, qui fut récupéré par une entreprise de finances anglaise


Publié cette semaine sur le blogue de MIXMÉDIAS Montréal (très bientôt à Montréal, conférenciers fabuleux, il est encore temps de s’inscrire), une réflexion autour du thème de cette conférence: le contenu.

Le contenu ce grand méconnu, qui est parfois roi, parfois sujet, qui emprunte toutes les formes maintenant qu’il coule sur le web dans un flot d’hyperliens, d’images, de vidéos, de conversations, de tweets et retweets, de hashtags, de like ou pas, et qu’il est mis en boîte, dans toutes sortes de boîtes, ouvertes, enveloppées, barricadées, emmurées.

Au-delà de la poésie, il y a une réalité économique: ce sont ceux qui exploitent le contenu, pas les créateurs et producteurs, qui empochent. C’est ce rapport de force qui est à la base du débat en cours au sujet des droits d’auteur. Dans le carré obèse, les tenants de l’assouplissement des règles, naturellement.


Le plus populaire de mes billets sur le blogue de webcom est intitulé Stratège social: une job d’avenir? 

Peut-être l’image qui l’illustre y est-elle pour quelque chose:

C’est un joli strategus antaeus, que j’ai choisi pour son homonymie avec le titre de cette nouvelle fonction, le stratège en médias sociaux (strategus étant l’origine latine du mot), mais également pour son allure de guerrier. On dirait qu’il porte un casque et une armure, non?

Mais je soupçonne que sa grande popularité parmi tous les billets que j’ai écrits pour CONNECT 2012 tient surtout au titre qui a peut-être créé quelques inquiétudes chez les stratèges sociaux, qu’ils soient en devenir, aspirants ou chefs.

Car ceux-ci souffrent cruellement, en particulier au Québec, d’un manque de ressources adéquates et de reconnaissance de leur importance au sein de l’entreprise.

Mon titre, je l’ai composé à partir de ce  que souhaitent plusieurs spécialistes du secteur: la disparition de cette fonction serait le signe que les médias sociaux ont atteint un tel degré d’intégration au sein de l’entreprise que tout le monde « fait » du média social, comme tout le monde utilise un téléphone et un ordinateur pour ses tâches.

Parce qu’une stratégie sociale d’entreprise réussie, c’est bien davantage qu’une stratégie de communication et de relation avec les clients. C’est la promesse d’une maturation de l’entreprise vers une culture interne de transparence, de partage et de responsabilisation. Une fois implantée à l’interne, cette culture ne peut que déborder sur ses relations avec le monde extérieur.

C’est – dans un monde idéal – la promesse du développement des organisations privées et publiques vers des objectifs qui tendraient davantage vers le bien commun que la recherche de profits à tout prix.

Bon, d’accord, je rêve là. Mais les médias sociaux recèlent vraiment ces promesses en eux. Et c’est pourquoi ils suscitent tant d’enthousiasme, de passion et souvent, de déceptions.


En mars dernier, le magazine TVGuide a demandé à un panel de définir ce qu’est la télévision sociale. Environ 40% des participants ne savaient pas quoi répondre.  60% ont proposé une définition, parmi lesquelles celle-ci : « Another stupid marketing term for how people have always watched TV. » 

Et pourtant, tapez « social TV » dans Google et vous obtiendrez 1000 pages de résultats, sans doute parce que l’expression a atteint le statut d’expression-valise, est devenue une catch-all phrase qui contient tous les espoirs de revitalisation d’une industrie bousculée par le vent du changement numérique. Aujourd’hui, social TV  sert à englober tout ce qui est en train de se tramer et de se développer autour du médium de la télévision qui, faut-il le rappeler, a été l’une des innovations technologiques et culturelles majeures du 20e siècle et est encore aujourd’hui le seul média en mesure de rejoindre des auditoires de masse.

Pour la suite, cliquer ici


Dans le roman de science-fiction « The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy », l’histoire des origines du monde est racontée ainsi : il était une fois une race hyper-intelligente qui construisit un ordinateur chargé de calculer la réponse à la question ultime de la vie, de l’univers et de tout le reste (Life, the Universe and Everything).

L’ordinateur mit sept millions et demi d’années à trouver une réponse qui laissa les chercheurs perplexes :

-«C’est tout ce que t’as à nous montrer au bout de sept millions et demi d’années de boulot ?

– J’ai vérifié très soigneusement, répondit l’ordinateur, et c’est incontestablement la réponse exacte. Je crois que le problème, pour être tout à fait franc avec vous, est que vous n’avez jamais vraiment su quelle était la question. »[1]

Pour la suite, cliquer ici.


Un jardin privé, une jungle ou une cité moderne?

En août 2010, le magazine Wired  avait jeté un pavé dans la mare en publiant un dossier spécial qui prenait radicalement position : The Web is dead. Long live the Internet.

Pour sur-simplifier, résumons  l’argument de Chris Anderson ainsi : les applications mobiles, si séduisantes, faciles d’accès et d’utilisation pour les usagers, tellement plus simples à monétiser pour les entrepreneurs, existent en dehors de l’architecture du Web ouvert, accessible par navigateur. Anderson en concluait que, logique capitaliste aidant, « the Web is not the culmination of the digital revolution ».  (Cela dit, il ne prédisait pas sa mort, mais plutôt sa marginalisation dans l’écosystème numérique.)

Suite sur le blogue de webcom. Cliquer ici.


Jeune fille, j’avais accroché l’attention d’un Français cute en voyage chez nous en lançant « tout est politique » dans le feu d’une discussion de café sur je ne sais plus quel sujet. La politique, j’imagine.

Notre histoire d’amour s’est fracassée sur l’écueil des longues distances … (aucun rapport avec le sujet, cela dit, mais tant qu’à donner dans le personnel…) et aujourd’hui je trahirais sûrement mon âge avec ce genre de déclaration. Pour me mettre la façade sociale à jour, je devrais plutôt déclarer que, justement, « tout est social ».

Tout est social, social comme dans réseau social et média social, ces rejetons de l’internet que tout le monde s’approprie aujourd’hui (parenthèse: je suis toujours stupéfiée par le nombre d’experts, gourous et autres ninjas en médias sociaux. Comment devient-on expert d’un phénomène qui existe depuis quelques années seulement et qui est constante transformation, évolution et métamorphose? L’expertise, il me semble, ça s’acquiert au prix de longues années de pratique. Mais bon, a beau se dire expert qui vient de la génération née dedans et maîtrise le jargon 2.0…).

Ce long préambule pour vous amener ailleurs, sur les billets de blogue que je rédige actuellement sur un autre site. L’automne dernier, j’avais rédigé quelques billets pour la conférence webcom. Cette année webcom s’intègre dans une semaine d’événements déployés autour du tout numérique, CONNECT 2012. Font partie de cette semaine numérique: la conférence Boule de cristal centrée sur les enjeux des TI et organisée depuis neuf ans par le CRIM et la conférence MixMédias Montréal qui se penchera sur la production et le financement des contenus numériques (liens et détails à venir bientôt).

Deux billets sont en ligne actuellement:  « Quand le travail devient un jeu et autres petites révolutions dans l’entreprise » sur l’impact du social (comme dans … voir plus haut) dans l’entreprise et Le pouvoir du mental, sur la fusion humain-machine (incluant des vidéos assez fascinantes à mon avis).

À venir, un bulletin de santé du canari Musique, toujours au fond de la mine, mais qui aurait recommencé à chanter. Il faudra lire.


Trop occupée à fouiller, réfléchir et écrire dans le monde réel, j’ai négligé mon espace virtuel ces derniers mois. Pour me rappeler au souvenir de mes quelques abonnés, voici une liste de lecture constituée à partir de signets collectionnés en vue d’un éventuel billet. Mon ambition était de recueillir tout ce qui grouille aujourd’hui autour de cette industrie en mutation profonde paraît-il — la télévision — et de produire un « freeze frame » sur ce que les données recueillies lui dessinent comme avenir.

Avenir encore flou comme en témoignent les multiples nouvelles dénominations accolées à la télévision aujourd’hui: Smart TV, Web TV, télévision interactive, sociale, branchée, connectée, etc.

La télévision 3D: encore en devenir

La télévision 3D ne décolle pas, peut-être à cause de ces fameuses et encombrantes lunettes. Mais les développements continuent. Une nouvelle intéressante: une compagnie montréalaise, Sensio Technologies Inc. annonce le lancement cette année d’un service de vidéo 3D sur demande sur le modèle de Netflix. Il faudra une télévision 3D connectée pour y accéder Le lancement se fera d’abord aux États-Unis, puis au Canada.

La dernière fois que je m’étais intéressée au sort de la télévision en 3D, on prévoyait plutôt que la télévision connectée supplanterait la télévision en 3D.  On les a mariées, il fallait y penser!

Smart TV : Vegas croit en un souffle divan

Ce titre n’est pas de moi, mais coiffe un article de Libération sur le grand show des gadgets électroniques de Las Vegas, le Consumer Electronics Show. On y présente les technonogies qui font jaser et les enjeux qui se cachent derrière les écrans:

L’espoir est aussi que la smart TV permette au marché de l’électronique grand public de se refaire une santé sur le dos de la crise.

Pour l’instant, cette smart TV serait trop intelligente pour le commun des mortels (lire: trop compliquée).

Le deuxième écran: la solution pour les nuls?

Un compte rendu de la conférence TVOT in NYC 2011 (TV of Tomorrow in New York). Particulièrement intéressant : ACR: Totally Hot, or Totally Hype? qui parle d’Automatic Content Recognition, une application qui permet de synchroniser une émission avec son contenu social sur une tablette ou un téléphone intelligent. Plutôt que d’encombrer l’écran du téléviseur avec ces multiples fenêtres typiques du web, on se tourne plutôt vers un deuxième écran à portée de main pour les interactions sociales.

Pour ma part, je parierais plutôt pour cette solution pour les nuls et les patates de sofa.


Je vous invite à lire mes deux dernières parutions sur le blogue de webcom:  j’explore le marketing des médias sociaux et l’exponentialité des nombres quand il est question d’Internet.

Et vraiment, j’explore. J’espère qu’on aura compris que je ne suis pas une experte en médias sociaux ou autre phénomène interconnecté, mais une personne très curieuse (dont vous pouvez deviner l’appartenance démographique en explorant ce site – indice: je ne suis pas née dedans) qui adore fouiller, découvrir, apprendre et interconnecter. Qu’est-ce que je faisais avant l’Internet, je me le demande encore.

Un avenir possible

Ces deux billets abordent différents aspects du passé et de l’avenir du monde numérique et cette interconnectivité à laquelle nous ne pouvons plus échapper (qu’on le veuille ou non).

Pour les accompagner, je vous invite à visionner ces vidéos futuristes, produites par deux entreprises qui misent gros sur cet avenir: Microsoft et Research In Motion.

Voici celle de Microsoft

Comme quelqu’un l’écrit dans les commentaires, l’avenir de Microsoft ressemble drôlement à un IPhone. Et je ne parle pas des stéréotypes (on est en Afrique du Sud et le seul noir qu’on voit est portier d’hôtel). Un autre commentaire: «So… Basically we won’t « need » to talk to other humans ever again?»  Effectivement, dans cet avenir tout le monde est penché sur son petit gadget dans sa main et ne semble pas accorder beaucoup d’attention à autre chose.

Petit gadget dans la main? Justement, nos amis de Microsoft ont également concocté un prototype de gizmo qui permet de projeter l’équivalent d’un IPhone sur une main:

On en parle ici. Bon, ce prototype requiert un projecteur qui se porte sur l’épaule, pour le côté pratique et léger, on repassera, mais l’idée ici c’est la projection sur toutes sortes de surfaces.

Vu par RIM, le futur est un peu big brotheresque. Un responsable de la sécurité qui suit tous les employés sur ses écrans et semble connaître pas mal de choses à leur sujet. Une nouvelle employée, au lieu d’être accueillie par un être humain, trouve son espace de travail toute seule grâce à la réalité augmentée. Nos doigts qui pointent toutes sortes de surfaces à longueur de journée…

M-à-j: Il semble que cette vidéo n’était pas autorisée par RIM et elle a été retirée de YouTube.

Pour ne pas vous laisser sur cette vision déprimante, rions un peu avec Dilbert. Ce qui est fascinant dans cette bande dessinée, c’est qu’elle a été crée en 1996 alors que l’Internet et le Web prenaient tout juste leur envol.

The Official Dilbert Website featuring Scott Adams Dilbert strips, animations and more

(Aller ici http://dilbert.com/ pour visiter le site très complet de Dilbert)

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  • Danielle-Desjardins_1024x820_B&W_IMG4943

    PDG et unique employée de La Fabrique de sens, la boîte qui traite l'infobésité.
    Spécialiste des médias. Fouineuse impénitente, collectionneuse d'information utile et inutile et tisseuse de liens cachés. Je réfléchis aux médias et aux communications à l’ère numérique. J'élargis de plus en plus mon champ d'observation à l’impact de la révolution numérique sur les toutes les strates de la société.
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